Libération

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Nicolas Lambert met le nucléaire en scène
par Laure Noualhat

Nicolas Lambert est un type pugnace. Après avoir rendu compte, dans «Elf, la pompe Afrique», du scandale politico-financier des relations franco-africaines, il revient avec un spectacle consacré à un autre produit du terroir français : le nucléaire.

«Avenir radieux, une fission française» est une performance d’acteur - Lambert endosse tous les rôles - mais aussi, et surtout, un captivant cours magistral sur l’atome. En prenant le prétexte du débat engagé à l’occasion de la construction d’un second EPR à Penly (Seine-Maritime), Lambert fait défiler les hommes politiques (Messmer, VGE, Mauroy, Mitterrand…) qui décidèrent et perpétuèrent le choix électronucléaire.

Il met aussi en scène un homme de l’ombre, Pierre Guillaumat, et exhume l’histoire d’Eurodif, usine d’enrichissement d’uranium du Tricastin, dans laquelle les Iraniens ont pris une participation. Il s’inspire du livre Une guerre de Dominique Lorentz, qui révéla le lien entre l’assassinat de Georges Besse, les otages au Liban, les attentats qui ont ensanglanté la France en 1986 et la nucléarisation de l’Iran.

© Un Pas de Côté 2018 - co-direction Sylvie Gravagna & Nicolas Lambert